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ARCHIVES 2022

Mardi 29 novembre

Le sevrage peut commencer, j'espace les mises à jour. Mon emploi du temps journalier n'a que très peu d'intérêt.

Iseult nommée marraine de la francophonie en 2024 ? Une ineptie de plus dans notre pays déjà bien déboussolé.
Mais je m'égare. Je reviens sur mes petites activités pédestres.
Impossible de passer incognito quand on s'éloigne de Charency par la rue du Chaud Four, une meute de chiens, fort heureusement attachés, aboie  jusqu'à notre disparition en forêt. Certains arbres nous font encore profiter de couleurs flamboyantes, même en l'absence du soleil. On  finit par apercevoir les forges de Buré d'Orval.

Il est 15h, nous devrions avoir le temps de remonter vers l'aérodrome de Villette et retrouver l'endroit où nous nous étions égarées lors d'une précédente balade. Nous arrivons pratiquement à la lisière  du bois  au moment où nous retrouvons ce chemin assez large et probablement récent que nous avions emprunté dans l'autre sens. Il va nous ramener au village  en rejoignant le plateau de Relumont.
Il est temps de s'offrir un petit remontant. Pour cela il suffit de s'arrêter chez Jeanne-Marie où le four fonctionne pratiquement en continu ... Durant ce week-end , nous sommes aussi allées visiter le marché d'Artisanat d'Art au coeur de la citadelle de Montmédy dans les casemates Séré-de-Rivières. Le cadre est original, les visiteurs viennent en majorité du pays voisin de même que les exposants et du coup, l'ambiance est des plus conviviales.
Un sculpteur sur pierre est présent . Loin d'être objective, je trouve les sculptures de mon frère beaucoup plus gracieuses !

 

Dimanche 27 novembre

Toutes les plantes gélives sont à l'abri. Les terrasses côté gîte et côté maison sont désertes, les salons de jardin sont eux aussi au sec. Une opération exécutée une fois de plus avec la complicité d'André. Pas de photo à l'appui, quand André vient me seconder, je n'ai pas le temps de m'amuser ! Les deux photos en place sont d'ailleurs plus lumineuses.
L'An 12 a bien de la chance d'accueillir des hôtes exceptionnels.
Je ne parle pas de célébrités. encore moins de politiciens ... (Chassez le naturel, il revient au galop ...)
Les personnes que je rencontre à l'An 12 dégagent souvent une énergie positive qui rayonne sur tout l'entourage. Je vous parlais de Viviane il y a peu de temps. Aujourd'hui c'est Julie qui fait la Une sur cette page.
Celles et ceux qui connaissent les voltigeurs depuis plusieurs années se souviendront de cette étoile filante et sportive téméraire.
Julie a accompagné les cordistes sur les remparts de Longwy et sur ceux de Montmédy pendant quelques années avant de gagner les montagnes du Sud  en 2016 et de s'installer à Briançon sans quitter les cordes et le baudrier.
Julie n'oublie pas son séjour en Lorraine et me donne des nouvelles régulièrement. C'est ainsi que j'ai appris la naissance de sa petite puce aussi mignonne que sa maman. C'est une grande fille de  plus de 3 ans aujourd'hui. 
Vous pouvez rencontrer Julie si vous allez vous élancer sur la tyrolienne géante de Serre-Chevalier. C'est elle qui vous mettra en confiance et qui vous accrochera en toute sécurité !

Tous les hôtes de l'An 12 ne sont pas des sportifs aguerris , je garde cependant des contacts bien agréables avec beaucoup d'entre vous.

La dernière photo est hors-sujet. Elle vient d'être prise à Tokyo. Thierry partage un barbecue avec ses collègues en bord de mer !

 

Vendredi 25 novembre

Je pensais vous apporter les derniers arbres encore flamboyants et un magnifique coucher de soleil . Par une mauvaise manip, j'ai tout effacé ... Ce n'est pas très grave, juste un peu inquiétant en ce qui concerne ma santé mentale...

Les deux photos ci-dessous sortent d'un magazine de plus d'un kilo.
C'est le cinquième numéro de "Paroles, le Mégazine des Lorrains".

Les 5 pavés se trouvent à l'An 12. C''est la petite maison d'éditions dirigée par Guy-Joseph Feller qui est à l'origine  de cette initiative comme de bien d'autres.. Créée en 2006, cette maison d'éditions fonctionne de façon associative. Elle publie des livres d'auteurs qui seraient restés dans l'ombre si l'ancien directeur de l'agence du Républicain Lorrain ne leur avait pas donné la parole.

A cette époque, le quotidien en question apportait des informations locales, régionales et nationales sans subir de pression. 
Le contenu du journal aujourd'hui n'a plus aucun sens.

L'information est erronée et se retrouve en copie conforme sur tous les quotidiens régionaux tenus par quelques nababs

Ca y est, me voilà à nouveau irascible. C'est ce sacré "Vendredi noir" qui n'a pas de sens ou au contraire qui a justement tout son sens quand il est traduit qui m'agace  ... Promis demain ou après-demain, je vous apporte des nouvelles plus réjouissantes !

 

Jeudi 24 novembre

Ma belle-soeur Anne-Lise est magicienne. Voilà bien un domaine qui m'est complètement obscure voire impénétrable.
La broderie reste pour moi une science ésotérique ! Anne-Lise est en perpétuelle recherche d'une nouvelle création.
Cet hiver , elle se concentre sur les petites serviettes d'invités. Elle brode ainsi des décors de Noël, des coccinelles ou des fleurs.
En même temps, elle réalise des marque-pages où là aussi apparaissent des fleurs, des papillons. ou autre merveille de la nature.
Elle ne pourrait pas vendre ses réalisations au prix des heures qu'elle consacre à son ouvrage. Toute la famille va ainsi profiter de ses talents à Noël ! J'en porterai à Tokyo en espérant que la jeune génération puisse se rendre compte que le décor n'est pas mécanisé ni made in China mais fait à Montmédy.

 

Lundi 21 novembre

A chaque fois que j'ai l'intention d'espacer mes bavardages, je rencontre une personne  qui me dit consulter cette page pour connaître les nouvelles de Charency. C'était encore le cas hier avec Michèle.
Je me vois donc obligée de vous raconter ce week-end plutôt plaisant en fait.

Il a débuté par la rencontre des propriétaires de gîte et chambres d'hôtes adhérents de l'office de tourisme de Longuyon et pilotée par Enrica. Les anciens étaient tous présents. Rose bat les records de longévité avec 40 années au service de ses hôtes. Je la suis de près avec bientôt 30 années passées à l'An 12 ... Une évidence : on oeuvre pratiquement tous avec passion à l'image de Denis qui n'hésite pas à emmener ses hôtes en balade ou à prêter ses chaussures à un monsieur distrait qui ne porte que ses baskets pour se rendre à un mariage ! Les anecdotes croustillantes pourraient faire l'objet d'un livre volumineux.
Celles de l'An 12 sont surtout dûes à l'étourderie de la propriétaire ...
Le dimanche était tout aussi sympathique avec un public qui n'était plus de première jeunesse. Normal, nous nous retrouvions au repas des Aînés. Je n'ai pas encore le courage de m'installer du côté des convives, je préfère encore les chouchouter côté service.
Les membres du Conseil Municipal se chargent du service avec grand plaisir. Une équipe  travaille la veille pour la mise en place. Le cadre est pour le moins agréable, nous nous retrouvons au château de Claire Fontaine.
L'ambiance est conviviale. Je connais bien chaque invité et je peux les placer par affinité. Il y a toujours le râleur patenté. Qu'importe, il reste 99% de satisfaits. Ils étaient 45 à table à se régaler des prestations de Christelle et Philippe des Caves Lorraines.
A 20h, je dormais profondément ....

 

Samedi 19 novembre

Je n'ai guère le temps d'être bavarde ces jours-ci. Anne-Lyse va probablement penser que je deviens bien fainéante ...

En réalité Miro est à la maison et j'essaye de lui consacrer un maximum de temps tout en préparant le repas des Aînés qui a lieu ce dimanche ainsi qu'une réunion des propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes organisée par l'Office de Tourisme de Longuyon qui se déroule cet après-midi au sein de l'An 12. En même temps, Thierry a réservé mon billet d'avion  pour aller les retrouver mi-décembre.
Les mises à jour devraient de ce fait un peu s'espacer.

 

Jeudi 17 novembre

Il y a à peine 50 ans, la municipalité de Saint Paul lès Dax a décidé d'engager des travaux pour capter un ruisseau, créer une retenue d'eau et en faire un petit lac. Un des buts poursuivis était d'offir un lieu de promenade aux habitants et aux curistes. C'est réussi ! Aujourd'hui, les bords du lac sont bien aménagés, offrent des moments ombragés et reposants. 

En cette époque de l'année et comme beaucoup de régions en France, les couleurs sont de toute beauté (photo 1). Les concepteurs de ces paysages ont eu bon goût.... on peut les féliciter d'avoir choisi autant de variétés d'arbres.
En automne, les palettes de couleurs ne peuvent qu'attirer le regard. Les promeneurs admirent tranquillement ces tableaux magnifiques. Inutile de dire que les photographes s'en donnent à cœur joie. Il est fréquent, et plus particulièrement à cette époque de l'année de voir une personne s'arrêter, regarder, prendre son temps et, certainement, penser que la nature est belle....

Le lac n'est pas immense. La ville proche n'est pas un obstacle pour que la faune soit fort diverse. La forêt borde un côté du plan d'eau. La petite rivière, (ou le ruisseau) traverse des prés humides remplis de joncs et roseaux avant d'alimenter le lac. On peut découvrir de nombreuses variétés, d'insectes, d'oiseaux qui profitent de la fraîcheur, de l'eau, de l'abri végétal : oies, canards, petits échassiers, cormorans... On en voit qui viennent quémander un morceau de pain ou autre nourriture.... mais les oies assez nombreuses se méfient un tantinet (photo 2)

Inversement, les canards se sont habitués à la présence humaine et ne sont pas farouches. Auraient-ils copié les hommes? C'est possible puisqu'on peut voir quelques cabotins. Certains viennent se faire admirer du promeneur, et ce, après avoir éloigné les rivaux.... (photo 3)

Ici, les grues cendrées passent depuis quelques jours. On en avait vu mi-octobre, mais très peu. Ces jours-ci, ce sont des vols de plusieurs centaines d'oiseaux qui migrent et vont aller se reposer dans une réserve toute proche. 
Beaucoup les regardent, même les gens d'ici qui y sont pourtant habitués.
Leur passage marque, dans un sens comme dans l'autre, une grande transition dans les saisons. C'est peut-être un peu pour cela qu'Il y a comme une fascination à les chercher dans les nuages, à les trouver dans un coin du ciel où on ne les attend pas et ce malgré leurs cris, et à les suivre jusqu'à ce qu'elles disparaissent.

 

Mardi 15 novembre

Je reviens sur cette région tout à fait particulière que représente l'Argonne.
Ses forêts s'étendent à perte de vue. Le bétail  pait tranquillement dans les vastes prairies  et les champs complètent le tableau. 
Les villages, assez clairsemés, ont souvent beaucoup de charme. Mais l'Argonne est aussi marqué par les deux guerres mondiales.
Les sites militaires sont indénombrables. Beaucoup d'entre eux ont dû être fermés faute de finance  pour sécuriser les visites.
C'est le cas du Kaiser tunnel ou de la butte de Vauquois. Les exigences administratives sont un vrai casse-tête pour les associations qui gèrent  ces sites. Néanmoins, le passionné d'histoire trouve son bonheur en Argonne. Quant aux amoureux de grands espaces naturels, ils trouveront aussi bien du plaisir à rôder dans les petites routes forestières et les sentiers.
En cette saison, gare cependant à la chasse. Les forêts sont naturellement giboyeuses. Il n'est pas rare d'y rencontrer un cerf suivi de sa horde. Romagne-sous-Montfaucon et son cimetière américain qui s'étend sur 52 hectares, Montfaucon d'Argonne et son monument qui s'élève à 60 m., Beaulieu-en-Argonne magnifiquement fleuri ou Varennes-en Argonne ou la fuite de Louis XVI a pris fin, les lieux à visiter sont multiples..  Je devrais me rendre plus souvent dans cette région qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Charency. De nombreux sentiers de randonnée sont balisés. Il faut juste prévoir la musette. Comme partout, les petits magasins ont baissé les rideaux et les restaurants se raréfient.

 

Lundi 14 novembre

Je crois que le hasard n'existe pas.  

Je tenais à me rendre à Clermont-en-Argonne ce dimanche pour retrouver une dernière fois Viviane qui reposait à la chambre funéraire.  Je rencontrais régulièrement Viviane et Florent à l'An 12.
Ils venaient d'Avignon pour rendre visite à la maman de Viviane qui demeurait à Allondrelle.
Viviane était un rayon de soleil. Viscéralement attachée à la Lorraine et à ses grands espaces naturels, elle avait quitté le pont d'Avignon pour profiter des immenses forêts que l'Argonne lui offrait. Les premiers signes d'une fichue maladie l'ont malheureusement accompagnée et ne lui ont pas donné beaucoup de répit malgré sa force de vaincre coûte que coûte.
En quittant Clermont-en-Argonne, j'avais besoin d'air et d'espace. Accompagnée des deux copines,  j'ai emprunté des routes forestières avec prudence en passant devant de nombreux sites historiques.. Nous nous sommes arrêtées au Ravin du Génie.
L'Argonne toute entière a connu des combats sanglants de 1914 à 1918. On en retrouve les cicatrices un peu partout en forêt.
Mais que cette immense forêt est belle  en cette période automnale ! Elle provoque une vraie régénérescence.
Et c'est probablement ce que Florent venait aussi chercher en ce lieu, en compagnie de ses parents et de son frère.
Le Génie du fond du ravin a réuni deux êtres secoués par le même évènement qui n'auraient jamais dû se rencontrer en cet endroit au même instant. Les grands arbres de la forêt ont su insuffler un peu de réconfort à Florent.
J'ai aussi repris la route plus sereinement.

 

Samedi 12 novembre

La commémoration de l'armistice n'avait plus connu une telle affluence  depuis bien des années à Charency-Vezin.

N'exagérons rien, la place du 132 ème R.I.F n'était pas non plus noire de monde. 
La grande salle de la mairie était cependant bien remplie après la cérémonie et les gâteaux confectionnés par des cuisinières chevronnées ont vite disparu ! Maud et Emma, deux charmantes petites filles, étaient bien émues quand elles ont déposé la gerbe au pied du monument. Dans le courant de l'après-midi, le ciel s'est dégagé. Il n'y avait pas de chasse prévue, c'était le moment de profiter de nos forêts encore bien feuillues. Nous avons la chance de nous retrouver très vite en plein coeur de la forêt.

Par contre, l'obscurité y tombe plus rapidement , aussi nous avons préféré regagner la plaine avant la nuit en traversant les champs.

Résultat, nous sommes revenues avec les godillots et le pantalon trempé !

 

Vendredi 11 novembre

Journée commémorative en France  comme en Belgique. Le Luxembourg revendique sa neutralité, ce n'est donc pas un jour férié.

J'aurais souhaité pavoiser la maison républicaine que l'An 12 représente. Je n'ai pas trouvé de drapeau français ailleurs que sur le net.
Ce sera pour le 14 juillet 2023 ! Un nouveau parking permet de garer quelques voitures à Longuyon situé entre le  totem et la Crusnes, au pied du monument aux morts.
La commune de Charency-Vezin et des soldats Veznois sont cités sur ce monument. Je suppose qu'ils ont été tués à cet endroit ou du moins sur le territoire de Longuyon.

En plongeant dans les archives familiales, j'ai trouvé  la Croix de guerre 1940 de mon père décerné par le roi des Belges.

Lors de ses obsèques, il  aurait pu recevoir les honneurs du royaume de Belgique mais mon père était pour le moins un homme discret et peu bavard. Avec le temps, je deviendrais peut-être plus patriote, ou du moins plus raisonnable, je vais me rendre ce matin devant le monument sur la place et penser à tous ces jeunes fauchés à cause de la folie de quelques uns.

Mais abordons des sujets plus légers. Les deux dernières photos sont plutôt réjouissantes.
Je suis allée voir "le nouveau jouet" au cinéma Patria. Rien de bien original  et un peu trop extravagant . Qu'importe, la sortie reste toujours plaisante et, pour 6 euros, on se retrouve dans un endroit confortable à profiter d'une séance pratiquement privée, nous étions 6 cinéphiles dans la salle ! En quittant la salle, j'ai pris mon temps pour admirer le kiosque de Virton.
Construit en 1914, il est le théâtre des apéros kiosques en juillet et août.
Il couronne aussi chaque année  le roi du Pâté Gaumais lors de la foire aux amoureux qui se déroule le 26 décembre.

 

Mercredi 9 novembre

Les voltigeurs appelés aussi les Jurassiens ou bien encore les cordistes sont aussi des envahisseurs ... Ils monopolisent toute la grange, une partie du garage  et leur remorque est stationnée dans la cour .
En fait, ils n'exagèrent aucunement. Ils ont du matériel à stocker comme la bétonnière ou les sacs de chaux, comme les cordes et les baudriers et ils reviennent chaque soir parfois bien trempés, tout doit être sec pour le lendemain.
La saison de grimpe se termine, ils seront encore sur les murs de Longwy la semaine prochaine. Ils attendront alors la neige pour emmener les skieurs sur les pistes de ski de fond. Julien vous présente les travaux qu'ils ont réalisés à Longwy.
"la photo 1 montre notre travail de repiquage. 

Qu’est-ce que le repiquage : C’est le fait de casser les joints en mauvaise état et de les nettoyer.

Sur les photos suivantes, le repiquage et le nettoyage sont effectués, la zone est prête à être maçonnée, certaines pierres sont enlevées pour un nettoyage correct (brossage des pierres sales et passage de jet d’eau).

les joints sont réalisés. Le remplissage est fait de pierres et de mortier mélangés. Les pierres de parement ont été replacées. La zone est donc finalisée et stabilisée. Ce travail s’inscrit dans la stabilisation globale de la citadelle de Longwy. Il reste une zone à consolider sur cette face de la demi-lune (à droite de cette zone de maçonnerie). Nous poursuivrons cette tâche au printemps prochain si tout va bien. Et nous espérons que notre hôtesse voudra bien encore accueillir les cordistes envahisseurs ..."

Lundi 7 novembre

L'An 12 reçoit pratiquement ses derniers hôtes de l'année. Liliane et Philippe sont eux aussi des habitués de la maison.
Liliane arrive avec tout ce qu'il faut pour nourrir un régiment ! Aussi, les voltigeurs  se sont mis à table en bonne compagnie.
Les deux premières photos sont prises sans sortir de ma cuisine. Elles seraient plus jolies si je prenais le temps de sortir du village ...
La dernière photo est un appel au large...

 

Lundi 7 novembre

L'An 12 reçoit pratiquement ses derniers hôtes de l'année. Liliane et Philippe sont eux aussi des habitués de la maison.
Liliane arrive avec tout ce qu'il faut pour nourrir un régiment ! Aussi, les voltigeurs  se sont mis à table en bonne compagnie.
Les deux premières photos sont prises sans sortir de ma cuisine. Elles seraient plus jolies si je prenais le temps de sortir du village ...
La dernière photo est un appel au large...

 

Samedi 5 novembre

Vous pensez probablement : "Pourquoi donc fait-elle si souvent l'apologie des Ardennes et tout particulièrement de Sedan"

C'est en fait la ville la plus proche où nous trouvons deux magasins de tissus aussi bien achalandés avec en plus un rapport qualité-prix excellent. Du moins, c'est ce que disent les copines, toutes deux bonnes couturières.
Nous profitons du déplacement pour visiter la ville. Nous découvrons à chaque fois un nouveau site.
Le patrimoine est riche et nous devons nous rendre plusieurs fois au même endroit pour trouver ce que l'on cherche et en comprendre l'histoire. Dijonval par exemple. Située contre l'hôpital, cette ancienne manufacture royale de draps fins mérite une visite détaillée de sa façade. Lors de ma première visite, je l'ai confondue avec l'hôpital
La seconde fois, je ne pouvais pas vraiment comprendre l'histoire de ce bâtiment, j'avais oublié le dépliant correspondant.

Cette fois, j'avais le dépliant entre les mains mais aussi le parapluie !
La prochaine fois, je devrais enfin comprendre tout le passé prestigieux de ce "palais-usine." et de l'activité textile sur Sedan.
D'autres manufactures de drap étaient présentes, toujours dans le coeur de la ville.

La sous-préfecture des Ardennes semble  profiter d'un grand programme de restauration. On peut encore observer l'ancien hôtel de ville  dont la façade, en mauvais état, a beaucoup de ressemblance avec le Palais des Princes. 
L'église Saint-Charles-Borromée paraît bien austère. Rien d'étonnant , elle a pris place dans un temple protestant qui aurait dû être rasé en 1685 lorsque Louis XIV a révoqué l'édit de Nantes et fait raser tous les temples du Royaume.
Je pensais encore pouvoir faire le tour du lac. La pluie m'a dissuadée.
Et je crois bien que toutes les chambres de l'An 12 disposent dorénavant de jolis doubles-rideaux.

On attendra le printemps pour retourner à Sedan !

Jeudi 3 novembre

Roberte est une anomalie heureuse de la nature ! Elle se prête avec aisance à toutes les situations.

Elle aime les gens tout simplement. Mes gaillards peuvent pourtant parfois surprendre. Il arrive que je ne reconnaisse pas Vincent, les cheveux cachent parfois sa figure ... En réalité ce sont de bons garçons. Roberte les a aussitôt adopté.

Quant à Anne-Noëlle, elle était aux anges. Elle aurait aimé exercer leur métier mais ce n'était pas vraiment accessible au genre féminin quand elle a démarré dans la vie active. Au lieu  de grimper, elle est descendue dans les profondeurs de la terre, du moins durant ses loisirs. Isabelle n'est pas en reste, c'est une golfeuse émérite et randonneuse en montagne.

Bref, une tablée bien sportive ! La troisième photo est le paysage que mon fils voit de chez lui en ce moment.
La quatrième est prise à Montmédy au coeur de la citadelle. le 1er novembre.
Je me trouvais à l'Alkazar en compagnie de mon frère Marc et de ma belle-soeur Danielle.

 

Mardi 1er novembre

Ce jour célèbre notre fête à toutes et à tous. Il honore tous les saints, connus et inconnus.
Demain, nous célébrerons nos défunts, un moment difficile à vivre sereinement pour certains. Pour les croyants, il devrait procurer moins de douleur. Je n'en suis pourtant pas certaine vue la façon dont les obsèques sont pratiquées dans une église. 
Je ne voudrais pas plomber votre journée. Aussi, je préfère aborder des sujets plus futiles.  Je profite de ces belles journées pour nettoyer le jardin d'agrément. Dans le potager, je retire les poireaux  pour les mettre au congélateur.

Les voltigeurs auront droit un soir à des poireaux vinaigrette et le lendemain à des poireaux au jambon à la béchamel.
Dès que la maison se vide, ce sera au tour des jardinières. Je ferai dans ce cas là encore appel à André pour descendre les bacs et les verser dans le potager. Grâce à la zone de compostage créé par la municipalité, nous n'avons plus besoin de nous déplacer jusque Longuyon pour vider les déchets verts. Dommage d'y retrouver quelquefois du plastique ou comme cette fois, un gros pavé de pierre que j'ai eu du mal à déplacer, le broyeur n'aurait pas apprécié...
Du nouveau dans la cuisine de l'An 12, Jeannot a installé un plafonnier qui éclaire enfin toute la salle à manger. C'est plutôt joli, c'est discret et on peut voir tous les livres qui se trouvent dans la bibliothèque.
Et sachez Monsieur le Président que les ampoules sont à basse consommation !